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Création de carte de restaurant : les 7 erreurs qui coûtent des ventes.

Votre carte a un seul travail : donner envie. Et souvent, elle fait exactement l'inverse, sans que vous le voyiez, parce que vous l'avez sous les yeux depuis trop longtemps. Après en avoir redessiné une cinquantaine, ce sont toujours les mêmes 7 erreurs qui reviennent. Toutes se vérifient en 5 minutes, la carte dans les mains.

Par Elysio, MenuLux · lecture 7 minutes

1. Les prix en colonne, avec le symbole €

Les prix alignés à droite, tous à la même hauteur, avec un € à côté de chacun et des petits points qui relient le plat au prix. Ça crée une colonne. Et une colonne, ça se lit : le client ne lit plus vos plats, il lit vos prix de haut en bas, repère le moins cher, et remonte voir ce que c'est. Vous avez fait une liste de courses : il compare, il ne choisit pas.

La correction : regardez les grandes maisons. Pas de symbole, pas de colonne. Le nombre seul, en fin de ligne, plus petit que le nom du plat. Le client lit le plat, il a envie, et le prix arrive après. C'est la correction qui coûte 0 €.

2. Le plat que vous voulez vendre est caché

Il y a sur votre carte un plat que vous voulez vendre plus que les autres : il est bon, il parle bien, vous gagnez le mieux dessus. Chez la plupart des restaurants, il est au milieu ou en bas de sa section, parce que la carte a été écrite dans l'ordre où les plats ont été créés.

2 règles : dans chaque section, le premier plat est le plus vu et le dernier le plus oublié, donc le plat à vendre passe en premier. Et un seul plat mis en avant par page : un encadré, une mention, une photo. Si vous en mettez 3, l'œil ne sait plus où aller.

3. Des descriptions qui sont des inventaires

« Poulet grillé, frites, salade. » C'est la liste de ce qu'il y a dans l'assiette, pas ce que le client va ressentir. Maintenant : « Suprême de poulet grillé à la commande, peau dorée, frites maison, salade croquante. » Même plat, même prix, mais il y a une texture, un geste, une promesse.

Ce qui est fou, c'est que ça ne fait pas que vendre plus : les clients qui commandent un plat décrit comme ça le trouvent meilleur en le mangeant, parce qu'ils arrivent avec une attente. La règle : un mot de texture, un mot d'origine si c'est vrai. Jamais une liste sèche, jamais un mensonge.

4. Trop de plats

12 entrées, 15 plats, 8 desserts, par peur que le client ne trouve pas ce qu'il veut. Et le client ressent ce qu'on ressent tous le soir devant une plateforme de séries : trop de choix, aucune envie. Il finit par prendre ce qu'il connaît déjà, la margherita, l'entrecôte frites. Il n'a rien découvert chez vous.

Moins de plats, c'est moins de stock, moins de gaspillage, des plats mieux faits parce que la cuisine les fait plus souvent, et un client qui décide en 10 secondes au lieu de 2 minutes. La règle : chaque plat doit mériter sa place. S'il ne se vend pas et ne rapporte pas, il coûte. Pour savoir lesquels, voyez le menu engineering.

5. Aucune photo

Le client choisit un plat qu'il n'a jamais vu, avec un nom et 3 mots : il doit imaginer, et quand on imagine, on prend ce qu'on connaît. Pourquoi pas de photos ? Parce que sur une carte papier, ça donne une carte de station-service : 30 photos moyennes, prises sous le néon, plastifiées.

Sur papier, vous avez raison. Mais regardez où votre client choisit tout le reste de sa vie : un appartement, un hôtel, un restaurant sur Google, un plat en livraison, toujours sur un écran, toujours avec une photo. Sur un écran, c'est l'absence de photo qui fait vieux. La règle : une vraie photo par plat, faite pour la carte, dans la lumière de votre salle, sur le support où elle est belle.

6. Une carte qui ne ressemble pas au restaurant

Un client ne peut pas juger votre cuisine avant d'avoir goûté. Alors il juge ce qu'il voit : la façade, la salle, la carte. Si les 3 racontent la même chose, il est rassuré et prêt à payer ce que vaut l'endroit. Si la carte raconte autre chose, il doute sans savoir pourquoi, et un client qui doute commande moins cher.

La règle : votre carte reprend vos couleurs, celles de votre façade ou de votre salle, une police qui a le caractère de votre cuisine, et le même niveau que vos assiettes. Rien à inventer : tout est déjà chez vous.

7. Une carte figée

Votre carte a été imprimée un jour, et ce jour-là, sans le vouloir, vous avez décidé qu'elle ne changerait plus. Parce que changer un prix, c'est réimprimer. Enlever un plat qui ne se vend plus, c'est réimprimer. Mettre le plat de saison, c'est réimprimer. Alors on ne fait rien, ou on rature, et la carte de janvier est encore sur la table en septembre. Le calcul de ce que ça coûte est dans ce guide.

À faire ce soir, en 5 minutes
  1. Enlevez le symbole €.
  2. Regardez où est votre meilleur plat.
  3. Lisez une description à voix haute.
  4. Comptez les plats de chaque section.
  5. Posez la carte à côté de votre façade.

Comment on refait une carte, en 3 étapes

  1. On la passe sur ces points et on corrige ce qui peut l'être tout de suite, sur le papier.
  2. On la refait pour qu'elle ressemble au restaurant : couleurs relevées sur la façade, police choisie, plat signature en photo.
  3. On la met en ligne, pour qu'un prix change en 2 minutes et pas en 2 semaines, et qu'elle bouge avec la saison et vos fournisseurs. Une carte qui bouge, c'est une carte qui travaille pour vous.

Pour noter la vôtre sérieusement, la grille en 10 points, adaptée à votre type de restaurant, est en ligne.

Notez votre carte, puis voyez-la refaite

La grille vous donne votre note en 2 minutes. Et si vous voulez voir votre carte corrigée, avec vos plats et vos couleurs, on vous prépare un aperçu : c'est offert.

Noter ma carte sur 10Voir ma carte refaite

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